Anne Leroy

Née en 1949, mère de deux fils, dont l'aîné a souffert de schizophrénie durant onze ans, avant de décéder en 2008.

A la fin des années 2000, quand la maladie de Nicolas est survenue, en plus de l'accompagnement de ce dernier et à côté de ses obligations professionnelles, elle s'est investie dans des activités en lien avec la psychiatrie.

Depuis plus de quinze ans, elle mène diverses activités dans le domaine de la psychiatrie et, surtout, veille avec conviction que le rôle et la place des proches soient reconnus. Elle est souvent amenée à participer, comme intervenante — seule ou conjointement avec des professionnels de la psychiatrie — à des colloques, ateliers, conférences, cours ou congrès pour représenter les proches.

En compagnie de professionnels, elle s'occupe notamment de promotion de la santé mentale et de démystification de la psychiatrie auprès des jeunes adultes, au sein du GROUPE INFO.

En parallèle et en tant qu'animatrice, elle fait partie, depuis sa création en 2002, d'un groupe de rencontres, Le Triangle, qui réunit régulièrement, et dans les divers secteurs du canton de Vaud, des patients, des soignants et des proches autour d'un thème commun.

En 2003, elle fut aussi l'un des membres fondateurs de *l'îlot*, Association de proches de la schizophrénie ou des psychoses. Entre autres, par l'intermédiaire de contacts téléphoniques et de rencontres personnalisées, elle apporte écoute, aide et soutien aux personnes dont un proche souffre de trouble psychique.

A Lausanne, en 2007, s'est créée à son initiative l'Association des Journées de la Schizophrénie, dont elle est la vice-présidente. Cette association compose chaque année un comité pour l'organisation d'événements visant à toucher le grand public afin de déstigmatiser cette maladie.

En 2007, elle a rejoint le comité de la CORAASP (Coordination romande des associations d'actions pour la santé psychique), organisation faîtière rassemblant plus d'une vingtaine d'associations de Suisse romande constituées à la base de personnes concernées par la réalité de la maladie psychique, de façon directe ou indirecte.

Après le décès de son fils, elle a décidé en sa mémoire de poursuivre toutes ses activités dans le domaine de la psychiatrie.

La présidence de Rebond'Art représente, pour elle, l'occasion de tendre la main aux personnes touchées de près ou de loin par l'exclusion.